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La maladie de Charcot (SLA) : comprendre pour mieux soutenir →

Le jeudi 11 juin 2026, j'ai assisté à une conférence qui m'a vraiment marqué. Le sujet : un projet français nommé CXS Therapeutics, porté par une équipe que je vais te présenter, et qui développe un traitement révolutionnaire contre la maladie de Parkinson. Et maintenant aussi contre la maladie de Charcot.

Quand je suis sorti de cette conférence, j'avais une chose en tête : il fallait que j'en parle ici. Parce qu'on entend rarement parler de projets de recherche français aussi solides, aussi humains, et aussi prometteurs. Et parce que, dans un domaine où les espoirs sont souvent déçus, ce projet coche tellement de cases que ça vaut la peine de le mettre en lumière.

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L'essentiel en 30 secondes

CXS Therapeutics est une biotech française qui développe le premier traitement étiologique (qui traite les causes) contre la maladie de Parkinson. Sa filiale SAPPIENS porte ce candidat-médicament, CXS003. France Parkinson y investit (une première), France 2030 finance. Et depuis 2025, l'équipe attaque aussi la maladie de Charcot en partenariat avec l'INSERM de Tours.

Tout commence par un défi en kayak

L'histoire est assez folle pour qu'on la raconte. Guillaume Brachet contracte la maladie de Parkinson à 28 ans. Trente ans plus tôt que la moyenne. Il aurait pu se résigner aux traitements symptomatiques disponibles. Il a fait l'inverse : il s'est mis en tête de trouver lui-même un traitement étiologique — c'est-à-dire un médicament qui s'attaque aux causes de la maladie, pas seulement à ses symptômes.

Pour sensibiliser à la cause, Guillaume remonte la Loire en kayak et partage son aventure sur LinkedIn. Sa démarche tape dans l'œil de Philippe Nussbaumer, fondateur du fonds Valeureux. Une rencontre, des échanges, et la décision de s'associer pour faire avancer la recherche : CXS Therapeutics naît en 2023.

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Pourquoi cette histoire me touche

Un malade qui refuse la fatalité. Un fonds d'investissement qui croit au projet et accompagne au-delà du financement. Une équipe scientifique qui se complète. Et un objectif : changer le destin de millions de malades. Pour moi qui ai consacré ma carrière à transmettre des outils pour rester en bonne santé, c'est exactement le type de projet qu'il faut soutenir et faire connaître.

Une équipe solide et complémentaire

Ce qui m'a frappé lors de la conférence, c'est la complémentarité de l'équipe. Pas un seul fondateur charismatique avec un brevet, mais un vrai noyau pluridisciplinaire :

GB
Guillaume Brachet
Recherche appliquée
Fondateur, atteint de Parkinson à 28 ans. Approche scientifique pointue, créativité forte, lien entre les concepts et les gens.
A
Anthony
Recherche fondamentale
Co-fondateur, partenaire scientifique de Guillaume depuis de nombreuses années. Précision dans l'élaboration des supports et de l'identité visuelle.
N
Nadine
Médical
Co-fondatrice, pilier médical de l'équipe. Pointilleuse, choisit ses mots avec soin — précieux pour un projet qui doit convaincre patients, médecins et investisseurs.

À cette équipe s'ajoute Gabrielle Gache, spécialiste suisse du licensing et du market access, ainsi que Philippe Nussbaumer côté investissement. Et un conseil scientifique de niveau mondial, avec notamment le Pr David Devos (CHRU Lille, INSERM U1172 TREAT), neurologue et pharmacologue, expert mondial des mouvements anormaux et des maladies neurodégénératives.

Le repositionnement de médicaments : une approche maligne

Voici l'astuce scientifique qui rend ce projet particulièrement crédible. CXS Therapeutics ne crée pas une molécule à partir de zéro — démarche très longue, très chère, très risquée. Elle utilise une approche appelée repositionnement de médicaments : prendre des molécules déjà connues, déjà utilisées chez l'humain, et les déployer pour de nouvelles pathologies.

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Pourquoi c'est plus efficient

Réutiliser une molécule existante a un énorme avantage : on a déjà des années — parfois des décennies — de recul sur sa tolérance chez l'humain. Sa fabrication est maîtrisée. Son profil de sécurité est documenté. Résultat : moins de zones d'ombre à explorer, un développement plus rapide, un coût bien moindre. Et le tout reste brevetable, puisque c'est l'usage thérapeutique qui est nouveau — pas la molécule elle-même.

Concrètement, le candidat-médicament phare CXS003 associe deux antidiabétiques à doses réduites. Sur des modèles cellulaires en laboratoire, cette association a montré trois effets très intéressants :

Si ces résultats se confirment chez l'humain en essais cliniques, on parle d'un changement de paradigme : un traitement qui agit sur les causes de la maladie, et non plus seulement sur ses symptômes. La nuance peut sembler subtile, elle est en réalité fondamentale.

Le moment où Charcot entre dans l'aventure

Nouvelle direction depuis 2025

Et maintenant, la maladie de Charcot

C'est probablement le moment de la conférence qui m'a le plus retourné. Depuis 2025, l'équipe ne se contente plus de Parkinson : elle s'attaque aussi à la SLA — sclérose latérale amyotrophique, mieux connue sous le nom de maladie de Charcot. La plus fréquente des maladies orphelines neurodégénératives. Une maladie qui tue, aujourd'hui, dans 100 % des cas en quelques années.

Le projet a pris forme avec la signature d'une convention scientifique avec l'équipe INSERM iBRAIN de Tours, dirigée par le Pr Philippe Corcia — une référence française incontestée sur la SLA. L'idée : croiser les expertises, partager des données (encore confidentielles à ce stade), et chercher un traitement qui puisse freiner — voire arrêter la progression de la maladie.

Pour les patients et leurs familles, c'est un signal qui compte. Pas une promesse miraculeuse, pas un espoir survendu, mais quelque chose de bien plus rare : un projet solide, mené par des gens compétents, soutenu par des institutions sérieuses.

Ce que je trouve remarquable, c'est cette logique de plateforme. CXS Therapeutics ne se limite pas à une seule maladie : c'est une plateforme de repositionnement de médicaments dédiée aux maladies du système nerveux central. Parkinson en premier, Charcot ensuite, et plusieurs autres brevets déjà déposés sur d'autres pathologies — y compris hors système nerveux central.

Des soutiens institutionnels qui en disent long

Quand on évalue un projet de recherche, regarder qui le soutient est presque aussi important que regarder ce qu'il développe. Et là, le tableau est éloquent :

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France Parkinson
Investisseur dans SAPPIENS — une première pour l'association. Approbation formelle du Conseil scientifique. Démonstration que la communauté médicale française y croit.
🇫🇷
France 2030
Subvention de 400 000 € en co-financement avec la Région Centre-Val de Loire. France 2030, c'est 54 milliards d'euros déployés par le gouvernement pour transformer durablement les secteurs clés.
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INSERM (Lille & Tours)
Conseil scientifique avec le Pr Devos pour Parkinson. Convention avec l'équipe iBRAIN du Pr Corcia pour Charcot. Deux références scientifiques françaises de premier plan.
💰
Valeureux & Cercle d'investisseurs
Fonds piloté par Philippe Nussbaumer, qui a accompagné le projet depuis l'origine. Une 2ᵉ levée de fonds de 750 000 € en 2024, avec une valorisation +350 % en 12 mois.

Calendrier : cap sur la clinique

Voici les grandes étapes du projet, telles que j'ai pu les noter lors de la conférence :

2023

Création de CXS Therapeutics

Première levée de fonds de 400 000 € avec Valeureux. Mise en place de la plateforme de repositionnement.

2024

Deuxième levée + soutien France 2030

750 000 € levés (objectif initial dépassé). 400 000 € de subvention publique. +350 % de valorisation en 12 mois.

2025

France Parkinson investit + ouverture Charcot

L'association France Parkinson devient investisseuse — une première. Convention signée avec l'INSERM iBRAIN de Tours pour la SLA. Preuve de concept chez le rat finalisée pour Parkinson.

Fin 2025

Dépôt du dossier d'autorisation clinique

Le dossier réglementaire pour l'entrée en essai clinique chez l'Homme est en préparation avec des experts. Dépôt prévu auprès des agences compétentes.

Phase II

Essais cliniques chez l'Homme (dans les 18 mois)

Les essais cliniques de phase II devraient démarrer dans les 18 prochains mois. C'est l'étape où le candidat-médicament est testé pour la première fois sur des patients.

+350%
de valorisation entre la 1re et la 2e levée de fonds en 12 mois — le marché et les institutions y croient.

Pourquoi je pense que ça mérite notre attention

Je vais te dire pourquoi j'ai eu envie d'écrire cet article — au-delà du fait que j'ai assisté à la conférence et que j'ai été touché par l'histoire.

Dans le domaine de la santé, on entend beaucoup de bruits. Des promesses trop belles. Des projets qui se présentent comme révolutionnaires et qui n'aboutissent jamais. À l'inverse, certains projets sérieux peinent à émerger parce que les médias ne s'y intéressent pas tant qu'il n'y a pas de scoop.

CXS Therapeutics coche les cases sérieuses :

Et surtout, pour les personnes touchées par la maladie de Charcot ou par Parkinson — qu'elles soient malades, proches, ou aidants — il est important de savoir que ce type de projet existe, qu'il avance, et qu'il a besoin d'être connu. Pour rappeler que la recherche n'est pas une promesse abstraite, mais un effort très concret porté par des humains.

Comment soutenir ou suivre le projet

Si l'aventure CXS Therapeutics te parle, voici les pistes pour rester informé ou participer :

En conclusion

J'ai assisté à beaucoup de conférences santé dans ma vie. Peu m'ont laissé une impression aussi nette. Pas à cause d'un effet d'annonce, mais à cause de cette combinaison rare : une histoire humaine forte, une science solide, des soutiens crédibles, et un calendrier réaliste.

Pour les millions de personnes qui vivent avec Parkinson ou Charcot — et pour leurs proches — ce projet est plus qu'un espoir abstrait. C'est une équipe qui se bat tous les jours pour transformer les protocoles thérapeutiques.

Et personnellement, j'ai envie de mettre en avant les projets qui ont du sens. Investir dans la recherche, soutenir une association, partager une information : ce sont des actes concrets. Et c'est en multipliant ces actes que les choses changent. Si tu connais quelqu'un que ça peut intéresser — un proche concerné, un investisseur curieux, un soignant — partage cet article. Tu seras un maillon de plus dans cette aventure.

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David Lorilleux

David Lorilleux

Ancien prof d'EPS pendant 25 ans, reconverti dans la communication digitale après une grosse opération du genou. Passionné de sport, de santé et de développement personnel, je vulgarise la santé pour la rendre accessible à tous.

Mon objectif : améliorer la visibilité de projets inspirants grâce à des contenus clairs, percutants et utiles.

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